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    jiljadidbejaia

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    Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid, répond…à « Mon Journal »

    Posté par jiljadidbejaia le 2 mars 2013

    Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid, répond...à screenshot003

    http://monjournaldz.com/fr/index.php/dossier/2220-sofiane-djillali,-pr%C3%A9sident-du-jil-jadid-%C2%AB-les-alg%C3%A9riens-ne-croient-plus-en-la-classe-politique-ni-en-leurs-dirigeants-%C2%BB.html

     

    Sofiane Djilali, 53 ans, a claqué la porte  du PRA en 1999, lorsque Nordine Boukrouh a décidé unilatéralement de participer au premier gouvernement mis en place par Bouteflika. En 2004, il s’est lancé dans une aventure avec Ali Benflis. L’échec est cuisant et va coûter sa vie politique à l’ex-patron du FLN. Sans détours, Sofiane Djilali assume son choix tout en dénonçant le déficit démocratique dont souffre le pays. Mais il ne baisse pas les bras. 2011, il lance Jil Jadid, qui célèbre en ce mois de mars son deuxième anniversaire.
     
    La fermeture du champ politique durant plus de dix ans a eu des effets très négatifs sur le pays. La dépolitisation de la société, d’une part, et la disqualification du politique d’autre part, en sont les manifestations les plus évidentes. L’ouverture récente, effectuée dans le sillage de ce qu’on  a appelé le printemps arabe, est-elle en mesure de réparer la situation ?

    Il ne peut   y avoir une solution d’avenir sans ouverture. Mieux vaut tard que jamais. Maintenant, est-ce qu’on aura à payer ce retard ? Oui. Et la facture et lourde et sera encore plus lourde. Il y a, comme vous le dites, une disqualification de la classe politique. Les Algériens ne croient plus en la classe politique, ne croient plus en leurs dirigeants. Il y a une rupture très profonde entre les gouvernants, en général, et la majorité de la population. Ceci est un élément très grave qui doit rentrer dans toute équation pour opérer des choix d’avenir.
    Quant à la dépolitisation, elle est vraie sur une face et fausse sur l’autre. Vraie si on la lie à la disqualification de la classe politique : les  Algériens ne croient plus en l’action politique et ne veulent plus écouter les hommes politiques. Par contre, et surtout ceux de la nouvelle génération, les Algériens sont devenus très politisés. Ils comprennent exactement ce qui se passe, ils ont conscience des enjeux, ils comprennent que les gouvernants sont en gros des menteurs et des prédateurs et qu’ils sont là pour leurs intérêts et pas pour l’intérêt du peuple.
    C’est ceci d’ailleurs qui explique l’éloignement des Algériens de la politique mais qui ne signifie en aucun  cas une naïveté ou un quelconque désintérêt fondamental par rapport à la dimension politique.
    Les Algériens suivent très bien les campagnes électorales des autres pays, notamment la France et les USA, ils connaissent ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont dans l’opposition dans ces pays, etc. Donc, ce n’est pas le fait politique lui-même qui ne les intéresse pas, mais, c’est le pourrissement général de la politique en Algérie qui les écœure.

    Vous avez dit, il vaut mieux tard que jamais. Ceci s’explique en toute évidence par le fait que vous ayez créé un parti politique. Plusieurs intellectuels s’accordent à dire qu’il existe quatre courants politiques principaux dans le pays : nationalisme, réformisme musulman, libéralisme, gauche nationaliste. Dans quelle optique idéologique s’inscrit votre parti ?

    Votre question va au cœur de la problématique algérienne. Cette forme d’étiquetage, de répartition par case n’est valable que dans une très petite mesure et au sein de la classe intellectuelle, ceux qui réfléchissent. La grande masse de la population s’est complètement désidéologisée.
    C’est-à-dire que les Algérien moyens ne croient plus en l’idéologie. Ils ne veulent pas comprendre ce qu’est le libéralisme, le socialisme, le néolibéralisme ou toute autre idéologie qu’ils ont comprise  comme n’étant qu’un voile entre eux et ceux qui détiennent le pouvoir.
    Les Algériens sont devenus pragmatiques. Ils veulent régler leurs problèmes au quotidien. Trouver un poste de travail, ce n’est ni à gauche, ni à droite, ni islamiste, ni laïc. Avoir une paie suffisante pour boucler le mois, de la même façon. Maintenant, en ce qui concerne Jil Jadid, nous partons de l’idée que ce pouvoir et, surtout le régime de Bouteflika, a complètement annihilé toute forme de pensée politique. Nous étions dans le parti unique, avec Monsieur Bouteflika, on est passé  à la pensée zéro. Donc, aujourd’hui, il  s’agit de reconstruire, de retisser de nouveau un lien social. Il faut que les Algériens apprennent à vivre ensemble, à travailler ensemble, à avoir des objectifs ensemble.
    Il faut recréer un courant de pensée nouveau avec des instruments politiques et doctrinaires complètement nouveaux et endogènes à la société algérienne. Il ne s’agit pas d’importer des concepts, des idées ou des doctrines et vouloir les plaquer sur la société algérienne. Mais, tout au contraire, il faut profiter d’une vague qui monte, d’une nouvelle génération qui a été plus ou moins instruite, qui est ouverte à ce qui se passe dans le monde, qui a une nouvelle approche du fait social ; c’est ce courant -là qu’il faudra alors traduire en une pensée politique.
    Dans quelques années, dans cinq ou dix ans, en Algérie, on ne parlera plus de réformisme musulman, de néolibéralisme, d’islamisme et de socialisme, mais on parlera de quelque chose de tout à fait nouveau qui correspondra à la conception et la perception de cette nouvelle génération qui sera à ce moment- là, malgré les blocages du régime,  au pouvoir. Car, qu’on le veuille ou non, la biologie est plus forte que le narcissisme.

    Dire que la société est désidéologisée n’est pas une raison pour ne pas avoir, en tant que parti,  une idéologie au sens restreint du terme mais un projet de société particulier. Une solution à un problème doit être compatible avec une autre solution à un autre problème…
     
    Nous sommes absolument d’accord avec vous. Il s’agit, dans la réponse précédente, d’installer un contexte dans lequel Jil Jadid va évoluer. Jil Jadid est venu avec quelques principes simples qu’on peut expliquer à la population. D’abord, il faut commencer à construire un Etat de droit. Pour construire un Etat de droit où les lois sont au-dessus des hommes, au-dessus du président de la République comme au-dessus du simple citoyen. Lorsque cette idée va imprégner les esprits, il faut renouer un lien de confiance avec les individus,  et une nouvelle classe politique.
    C’est pour cela que Jil Jadid a démarré son activité avec un travail de proximité. Il faut aller vers le citoyen, rétablir la communication avec lui, gagner au moins une confiance partielle pour pouvoir construire cet Etat de droit. Ensuite, il y a un certain nombre de principe qu’il  faudra réinjecter dans la société, le sens des responsabilités notamment.
    Nous voyons par exemple récemment le président de la République désigner les membres du tiers présidentiel au Sénat. On a vu parmi ces gens des noms qui sont impliqués dans des scandales financiers graves. Ce qui signifie en clair que le Président couvre ces gens en leur offrant une immunité pour six ans.
    Cela est l’anti-sens de la responsabilité. Quand on est responsable d’une nation, on sanctionne les gens qui ont dérapé. On ne les couvre pas. Par ailleurs, il faudra trouver la place de l’Islam dans notre société. Il faut placer les règles de la démocratie dans la société. Il faut rééquilibrer les rapports entre les hommes et les femmes.
    Il faut retravailler sur l’égalité des citoyens. Il faut se projeter dans l’avenir et redémarrer une vraie école, une éducation au sens large où on introduit   les nouvelles technologies et, avant cela, l’esprit critique.  Donc, on ne peut inscrire aucun programme doctrinaire ou idéologique sans avoir réglé les problèmes de base  qui feront consensus quelle que  soit l’obédience des partis politiques actuels.
     Nous avons un travail d’au moins une dizaine d’années où il faut travailler sur l’infrastructure mentale et fonctionnelle du pays et non pas sur l’infrastructure matérielle pour pouvoir ensuite construire une doctrine, une idéologie au sens moderne du terme.
     
    Vraisemblablement, il n’y a pas une grande différence entre Jil Jadid et le PRA dont avez été un cadre. Pourquoi avez-vous quitté ce parti pour en créer un autre ?
     
    Le PRA, je l’ai quitté en 1999 à cause d’un différend politique relatif à nos positions avec le président d’alors. Ce n’est pas la peine de rentrer dans les détails. Mais, la vision du monde, je la portais en moi-même et je ne l’ai jamais reniée.
    Donc, bien entendu, depuis quatorze ans, j’ai fait moi-même un travail sur ma vision et ai essayé de l’élargir à d’autres horizons, je l’ai confrontée à d’autres réalités. Entre 1999 et 2011, lorsque j’ai décidé de relancer l’idée, je peux vous assurer que je n’ai pas dormi, je n’ai pas traversé un désert en attendant qu’une caravane vienne me prendre et me mettre au sommet de l’Etat.
    Tout ce temps m’a permis d’affiner l’approche, d’avoir une idée beaucoup plus précise sur la mise en place de cette organisation humaine très complexe qu’est un parti politique, d’apprendre à éviter les erreurs qu’on avait commises lorsqu’on était au PRA faute d’expérience démocratique. Les partis nés en 1989 n’étaient pas prêts à affronter la réalité.
    Ils n’avaient pas assez d’expérience pour ce faire. On ne peut pas gérer un parti comme il se doit juste en sortant de la clandestinité et sans voir eu une assez bonne expérience dans le militantisme.
    Aujourd’hui, il s’agit pour nous de recréer une pensée algérienne qui prenne en compte notre culture et notre identité dans toute sa diversité. Mais, à la différence, on a peut-être suffisamment de cadres aujourd’hui qui peuvent se lancer dans l’aventure pour créer une nouvelle génération de partis politiques, pour une nouvelle génération d’Algériens, pour une nouvelle mentalité. J’espère que très bientôt, on verra cette vague-là aboutir, envahir le rivage algérien.
    Est-ce que, à votre avis, puisque vous considérez avec optimisme cette pléthore de partis qui ont été créés récemment, l’existence de plusieurs formations politiques signifie diversité d’opinion, de projets, etc. ?
    Si j’avais trouvé un parti politique qui répondait à mes aspirations, à mes interrogations, mes angoisses et mes inquiétudes pour le pays, je me serais probablement engagé dans ce parti-là parce que ce n’est pas quelque chose de facile de créer un parti politique. Cela nécessite un très lourd sacrifice, surtout quand on le fait  dans cette vision des choses.
    Maintenant, ceux qui créent des partis politiques pour en faire des registres de commerce, ou ceux qui créent des partis politiques sur injonction, il y en a une multitude. Mais, je préfère cet excès de partis, que de donner le pouvoir au ministre de l’Intérieur qui vient vous chasser à la porte du ministère lorsque vous réclamez le droit de constituer un parti. Je préfère l’abondance à la rareté.
    Laissons ces partis politiques vivre leur vie et donnons-leur un peu de temps. Parce que, ce qui n’a pas été construit en trois mandats, ne peut s’être construit en six mois. De plus, ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que cette ouverture n’est pas venue avec les applaudissements du président de la République.
    C’est juste le contraire. Il a été contraint d’ouvrir sans quoi la marmite allait lui exploser à la figure. Maintenant qu’il a ouvert sous la pression, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Au contraire, il faut inciter les Algériens à avancer, à assumer leurs devoirs, à entrer en politique, à prendre leur part et ne pas rester les bras croisés.
    Il faut opposer au pessimisme de la raison l’optimisme de l’action, comme dirait Gramsci.
    Eh bien, voilà, c’est très bien résumé !
     
    Vous avez eu un nombre «négligeable» de sièges aux élections récentes. Cela ne vous a-t-il pas découragé ?
     
    Absolument pas. Je vais vous dire. A l’APN, sincèrement, on avait eu quelques sièges qui nous ont été enlevés. On connaît très bien le climat de trafic généralisé dans lequel s’est déroulée l’élection. Mais cela ne nous a pas dérangés outre mesure. Il était inutile pour nous d’être présents dans une assemblée qui n’a ni crédit, ni légitimité. Le problème ne se pose pas  en termes de sièges. Pour les élections du 29 novembre, je ne suis pas du tout d’accord avec vous lorsque vous parlez d’un nombre négligeable de sièges.
    Il y a tout de  même sept APC qu’on préside et  elles sont très importantes : Oued Tlilat, Khmis Miliana, Collo…Nous avons également des membres dans des exécutifs dans des communes très importantes.
    On a hérité de la vice-présidence des APC de Rouiba, Lakhdaria,  Meftah, etc. Mais tout ceci n’est pas important en soi. Nous sommes en train de construire un parti politique et dans le sens noble. Nous avons opté pour la qualité et non pas pour la quantité. Nous n’avions présenté que 77 listes, pourtant, il y avait des demandes de partout. Mais c’était des demandes d’emploi  surtout.
    Certains partis ont fait cette politique. A Jil Jadid, nous n’avons acheté aucune liste. Nous n’avons payé personne. Nous n’en avons vendu  aucune également. Nous avons mis dans nos listes des militants, des cadres, des hommes et des femmes qui ont compris le message de Jil Jadid et qui vont défendre ce parti dans son âme et non pas dans ses intérêts matériels Nous n’avons pas besoin de beaucoup de communes parce que nous allons nous en occuper sérieusement.
    Depuis la fin des élections, la direction nationale du parti a fait des visites dans toutes les communes où nous avons eu des élus. Nous allons incessamment dispenser des cours de formation à nos élus avec le concours d’experts. Nous allons également créer un forum des élus. On n’a pas besoin de beaucoup de communes pour faire ce travail.
    Il faut mettre sur rail toute une philosophie de travail, un certain mécanisme pour former nos cadres. Il ne faut pas oublier que Jil Jadid a commencé sur une table rase. Nous avons commencé à zéro non seulement sur plan des cadres, mais aussi sur les plans des idées et sur le plan matériel. Et pour cela, on ne se plaint pas.
    Je préfère que l’on travaille dans le dénuement total et construire par nous-mêmes que vendre notre âme à je ne sais qui pour que demain, sur telle ou telle injonction, on prenne des positions pensées ailleurs. Nous travaillons en toute autonomie et nous tenons à la sauvegarder.
    Nous participons au débat du mieux que nous pouvons  et même si les fruits viendront après, nous disons tant mieux et que nous plantons un  arbre pour l’Algérie et non pas pour nos intérêts. D’ailleurs, dans ce cadre, dès le démarrage, nous avons tenu  à construire des structures complètement démocratiques.
     A Jil Jadid, même le président du parti est soumis à une limitation à un seul mandat renouvelable une seule fois. Si on défend la démocratie au plan national, on la défend aussi à l’intérieur du parti. Il ne s’agit pas d’un jeu de mots. C’est une réalité qu’il faut construire et elle demande beaucoup d’efforts et de travail.
     
    Il me semble que, quelque part, vous négligez l’accès aux assemblées élues. Est-ce dû, comme le disent certains, au fait qu’elles n’ont pas assez de prérogatives ?
     
    Non, ce n’est pas dans ce sens. Les assemblées ont des prérogatives, peut-être limitées, mais beaucoup de choses peuvent être faites.  Je ne néglige absolument pas ces assemblées.
    C’est seulement  que nous ne voulons pas avoir le ventre plus grand que ce que nous pouvons réellement assimiler. Sept communes que nous présidons et quinze autres où nous sommes impliqués, ça fait déjà beaucoup pour nous puisque nous devons les suivre et les superviser. Maintenant, la prochaine élection législative et que, je présume, va intervenir juste après l’élection d’un nouveau président en 2014, je peux vous dire que nous nous préparons pour avoir une représentation à l’APN. Aujourd’hui, Jil Jadid a à peine dix mois d’existence. Faire comme font les autres, c’est-à-dire accepter tout le monde, signifie avoir une présence artificielle aux assemblées et de cela, nous n’en voulons pas.
     
    Je reprends le fil de la question précédente. Nous sommes, selon certains, dans un régime ultraprésidentiel. Est-ce qu’à votre avis, il y a des partis politiques, parmi lesquels Jil Jadid bien entendu, qui peuvent décrocher le poste de président de la République vu  l’effritement de la carte politique nationale?  Est-ce que cela est possible quand on sait que, selon un chiffre certifié, seuls 2% des Algériens sont structurés dans des partis ?
     
    Deux pour cent, c’est déjà beaucoup, je pense, par rapport à la réalité du terrain. Dans le cas où cette histoire de quatrième mandat n’est pas remise sur le tapis, le président qui viendra ne pourra être que le produit d’un consensus, même partiel.
     Il serait illusoire de croire qu’un homme, aussi charismatique soit-il, puisse venir en un clin d’œil à la tête de l’Etat. Il faut que l’Algérie entre dans une vraie phase transitoire et celle-ci ne peut pas se faire contre des pans entiers qui ont constitué l’Etat.
    C’est-à-dire qu’il faut que l’Etat, dans ses démembrements, accepte de faire un pas vers la société, que la personne qui viendrait dans l’habit d’un président s’ouvre à la société, lui permette de s’organiser, remoralise la vie nationale, élimine les images de prédation et de scandales honteux, remette le pays au travail, etc. Même quand il sort des entrailles de l’Etat, le président peut s’ouvrir à la société. Il ne peut pas y avoir de rupture violente, de révolution, même avec une nouvelle génération. Il faut un peu de temps.
     
    Mais plusieurs autres disent que la corruption a atteint des proportions tellement graves qu’il serait très difficile, même pour un président, de gérer la situation. Pensez-vous que les conditions soient réunies pour permettre à un président de faire ce dont vous parlez ?
     
    C’est une question qui est existentielle pour la nation algérienne. C’est comme quelqu’un qui est malade d’un cancer et qui doit suivre un traitement ; ce traitement peut donner des résultats et peut ne pas en donner et la personne alors meurt. Depuis presque quinze ans, on a laissé un cancer se développer dans le pays et la question qui se pose aujourd’hui est de savoir si on peut le guérir ou pas. On n’a pas d’autre choix que de le traiter. Si un président vient pour travailler, tout le monde se mobilisera derrière de lui.
     
    Un président subit aussi des pressions de l’extérieur. Les puissances étrangères hostiles à l’Algérie, vont-elles laisser son futur président restituer l’Etat à la nation ?
     
    C’est le combat des Algériens. Mais quand vous avez un président faible, un gouvernement faible,  et qui sont minés par la corruption, ils deviennent la proie de tous les pays environnants. Même le petit Qatar, qui n’a même pas 100 000 habitants vient nous faire la leçon chez nous. Le drame de l’Algérie est que nous avons des hommes qui sont à la tête de l’Etat mais qui ne s’occupent pas de l’Etat. Mais si on avait un pouvoir sérieux, solide, qui n’a pas de la paille dans le ventre, on pourrait dire leurs vérités à ces pays-là.
    L’Algérie est un pays immense qui a une profondeur stratégique extraordinaire, nous avons des richesses naturelles et humaines, une très forte communauté à l’étranger. Nous pouvons avoir des accords dignes pour le pays et non pas, comme c’est le cas aujourd’hui, ces petits contrats à la sauvette faits derrière les rideaux.
    Donc, si l’Etat se remet debout, on s’attirera le respect de tous. En 2013, c’est le moment de préparer l’avenir de l’Algérie. Ceux qui pensent que leur  verger  est mûr, on leur dit que leur verger est déjà pourri. Il faut céder la place, laisser le pays respirer.
     
    Entretien réalisé par Amar Ingrachen
     

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