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    jiljadidbejaia

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    Déroulement de la conférence pour la transition démocratique.

    Posté par jiljadidbejaia le 11 juin 2014

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    Initiative majeure de l’opposition, la conférence pour la transition démocratique se tient ce mardi après-midi à Zéralda. Les journalistes du journal électronique TSA étaient sur place. Suivez en direct le déroulement des travaux.

    - 13h30. La conférence n’a pas encore démarré. Mais les personnalités commencent à affluer : Ali Benflis, Said Sadi, Ali Yahia Abdenour, Abdelkader Boukhemkhem… viennent d’arriver dans la salle qui accueillera la conférence.

    - 13h35. Deux chapiteaux sont dressés pour les besoins de la réunion. Le premier accueille les chefs de partis et invités de marque. Le second, qui doit accueillir les travaux de la conférence, est déjà plein.

    - 14h00. Ali Benfis à TSA : « C’est une rencontre importante au niveau de l’opposition. Je ne peux que la saluer ».

    - 14h05. Mokrane Aït Larbi à TSA : « Cette rencontre est positive. Les partis, les personnalités et la société civile se rencontrent pour la première fois depuis la conférence de 1991 pour débattre de l’avenir de la démocratie. Je pense qu’on devrait mettre l’accent sur les libertés publiques et les droits de l’Homme et on ne doit pas oublier la justice sociale ».

    - 14h10. Abdelaziz Rahabi à TSA : « Je pense que c’est l’expression de plusieurs choses : la crise politique, la maturité de l’opposition et une attente populaire de voir l’opposition parler d’une seule voix »

    - 14h13. Les leaders de l’opposition quittent leur chapiteau et se dirigent vers la salle qui doit accueillir la conférence.

    - 14h15. Mustapha Bouchachi à TSA : « C’est quelque chose de positif pour le pays. J’espère que le pouvoir va écouter les propositions de l’opposition et j’espère que l’opposition va travailler avec les Algériens parce qu’on ne peut tenir que des rencontres entre nous ».

    - 14h20. Abdellah Djaballah à TSA : «  C’est un moment historique. Ça ressemble à la réunion de 1995 sur l’Accord national. Nous attendons le soutien du peuple parce que le pouvoir veut faire croire qu’il est juste, même si c’est à tort et que l’opposition est dans l’erreur même si elle a raison ».

    - 14h25. Karim Tabbou, ancien Premier secrétaire du FFS : « C’est un grand moment et il prouve la force de l’opposition, car il lève tous les clivages ».

    - 14h29. Mohcine Belabès avant le début de la conférence : « Nous sommes réunis aujourd’hui pour partager et discuter de la peur que nous avons pour l’avenir du pays ».

    - 14h30. Coup d’envoi de la conférence, avec la récitation de versets coraniques suivis de l’hymne national algérien.

     - 14h40. Ahmed Benbitour prend la parole pour prononcer le discours d’ouverture de la conférence. « Notre objectif est de sauver la Nation », dit-il.

    - 14h41. Benbitour : « L’avenir de l’Algérie est menacé. Cette coalition est une solution concrète à  la crise que connait le pays ».

    - 14h45. Sofiane Sekhri de Jil Jadid prend la parole : « Notre présence en tant que front uni est la preuve que les Algériens et Algériennes ont trouvé un accord sur le refus du blocage imposé (…). Cette conférence va changer l’image qu’on a de l’opposition ».

    14h50. Amar Khebaba du FJD va lire la plateforme politique.

    - 15h00. Après la lecture de la plateforme politique, place aux interventions des différents invités. Ahmed Benbitour précise qu’une commission va enregistrer toutes les propositions qui seront faites : « Il faut donner l’occasion à tous les intervenants. Le temps de chaque intervention est de sept minutes ». Ali Yahia Abdenour est le premier intervenant.

     - 15h05. Ali Yahia Abdenour :   « Le système a fait trop de mal à l’Algérie. Il doit partir (…) Je remercie ceux qui ont boycotté l’élection du 17 avril ».

    - 15H15. Abderrazak Mokri prend la parole : « C’est un jour historique et important de par la symbolique de la présence. Il est important de par la capacité de l’opposition d’organiser ce genre d’événements, de par le rapprochement des points de vue et de par son timing. Il est important de par son contenu. Cette rencontre va participer à changer l’image de l’opposition, construite par le système ».

    - 15h30. Mouloud Hamrouche : « J’ai toujours rêvé de ce moment où des partis avec des idéologies différentes se rencontrent (…) Ce n’est qu’aujourd’hui que nous pouvons parler de pluralisme politique en Algérie (…) L’armée doit être un support pour l’État et non pour le gouvernement. Nous avons besoin d’un consensus mené par l’armée, les partis politiques et le peuple ».

    - 15h35. Mouloud Hamrouche : « J’insiste : l’armée a un grand rôle à jouer car elle est un pilier de l’Etat. Il ne peut pas y avoir de consensus sans un accord national ».

    - 15h40. Mohcine Belabès (président du RCD) : « Le système qui sacralise les divisions n’a pas permis aux Algériens de se connaître. Notre réunion est le résultat de la conscience du citoyen. Personne n’a essayé d’imposer son avis à l’autre (…). Nous avons la possibilité de nous imposer et refuser toutes les formes de monopole. Nous disons à tous les Algériens qui veulent sauver ce qui reste à sauver qu’ils sont les bienvenus ».

    - 15h42. Mohcine Belabès : « Ce qu’on dit est partagé par les Algériens. Le système, qui est là depuis l’indépendance, a échoué. Certains observateurs ont parié sur notre échec. On appelle à plus de modestie et on est tous responsables devant notre peuple et l’histoire. Le pilier de la transition démocratique est le consensus ».

    - 15h45. Ali Benflis : « Je vous exprime, en mon nom et au nom du Front du changement, ma reconnaissance pour cette invitation (…) Nous sommes rassemblés pour les intérêts de notre peuple loin des objectifs personnels ou une feuille de route cachée (…) L’Algérie connaît une crise de système. Le projet de la révision de la Constitution prouve à quel point le système est attaché à ses anciens mécanismes ou méthodes. La crise politique est le résultat de l’illégitimité des institutions ».

    - 15h55. Ali Benflis : « L’initiative du système actuel est connue. Les objectifs derrière cette initiative : gagner du temps au moment où la problématique autour de la nature du système est posée. Objectifs : le système actuel sait qu’il n’est pas légitime, il cherche à fermer la porte du débat et cherche une nouvelle légitimité et une autre caution (…) Le projet de la révision de la Constitution est une magouille de plus du pouvoir ».

    - 16h10. Abdallah Djaballah : « J’exprime ma joie de voir cette réunion sur la terre de l’Algérie. Pour la première fois, tous les courants de différentes obédiences se réunissent (…) Le système ne prenait pas au sérieux le peuple, les élites (…) Nous sommes des citoyens et on doit profiter des droits de notre citoyenneté. Il y a plus qu’une nécessité pour que l’opposition se réunisse de différents horizons ».

    - 16h25. Ahmed Betatache (FFS) : « Depuis le début de la crise, l’arrêt du processus électoral, le FFS appelle au dialogue comme seule solution pour sortir de la crise (…) La reconstruction du consensus national demande les efforts de tous les acteurs politiques, du système, de l’opposition et de la société civile (…) Ce système est obligé de changer la politique. Je pense qu’il est dangereux d’ignorer cet acteur politique qu’est le système ».

    - 16h25. Djilali Sofiane (Jil Djadid) : « Il faut remercier nos responsables qui avec leur façon d’agir ont poussé l’opposition à s’unir. Ce jour est un jour de fête historique (…) Les Algériens doivent sentir qu’ils sont partenaires et non des esclaves dans ce pays ».

    - 16h40. Ali Djeddi (ex-FIS) : « Celui qui a le droit d’être à ma place est le cheihkh Abassi ou Ali Belhadj qui vous saluent (…) Ali Belhadj est invité à cette rencontre, mais un citoyen algérien est interdit d’assister à cette réunion. À force d’être suivi (par les services de sécurité), il a décidé de repartir pour ne pas gâcher l’atmosphère joyeuse de cette conférence. Nous sommes heureux de voir les Algériens se réunir ».

    - 16h55. Ali Djeddi (ex-FIS) : « Est-ce que ce pouvoir peut garder l’unité du pays, préserver le pays de l’explosion sociale, protéger sa souveraineté ? Au FIS, nous appelons tous les Algériens à s’aider pour que cette transition soit gérée par toutes les forces nationales. Nos propositions : des mesures d’urgences pour calmer la situation dont l’ouverture du champ des médias, la prise en charge des victimes de la décennie noire sans distinction, l’ouverture d’un dialogue. La période de transition ne doit pas excéder 30 mois ».

    - 17h00. Mohamed Douibi, secrétaire général d’Ennahda : « Les rencontres et les initiatives de la classe politique ont démontré une grande évolution de sa pensée politique qui l’a faite s’asseoir autour de la même table. La classe politique sérieuse et responsable refuse de participer au processus du pouvoir ».

    - 17h05. Mihoubi El Mihoub, ancien ministre du gouvernement Ouyahia 1: « Ce qui nous a poussés à participer à cette conférence est notre conviction que le monopole politique persiste malgré les maintes crises vécues par le pays ».

    - 17h35. Des personnalités de la société civile et du monde associatif continuent de prendre la parole à tour de rôle.

    - 17h40. Mokrane Ait Larbi, avocat : « Cette conférence est une conférence de changement pacifique et il faut mettre l’accent sur le mot ‘pacifique’ car toutes les crises connues par l’Algérie étaient dues à des conflits au niveau du pouvoir dont la seule victime est le simple citoyen ».

    - 17h55. Les participants à la conférence marquent une pause.

    18h00. Mouloud Hamrouche à la presse : « On a besoin de l’armée. Seule l’armée peut réunir toutes les parties et garantir les moyens nécessaires pour mener ce travail ». Interrogé par TSA sur le rôle concret qu’elle devrait jouer, M. Hamrouche précise : « Ne m’amenez pas sur un terrain concret, nous sommes pour l’instant au stade de développer les idées et les démarches, le commandement de l’armée saura le moment voulu comment aborder ou intervenir dans un processus de changement démocratique ».

    18h10. Déclaration de Samir Bouakouir, ancien cadre du FFS : « Une conférence nationale pour la transition démocratique se déroule actuellement. Il faut s’en féliciter (…) Que cette rencontre regroupe des partis politiques qui ont dénoncé et combattu le Contrat national conclu en 1995 est à saluer vivement même s’il s’agit d’un hommage tardif du vice à la vertu ! (…) Bien que des forces et personnalités aient été exclues de cette rencontre, il est de la responsabilité de tout un chacun d’espérer la réussite politique de cette initiative (…) Cela exige le dépassement des intérêts partisans, le refus des démarches d’appareils ».

    - 18h30. Mohcine Belabbas à TSA : « le plus important durant cette conférence est le fait que le débat a été libre et que tous les intervenants avaient le même statut que les membres de la coordination, chacun est allé avec ses propositions même si tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut réfléchir aux mécanismes avec lesquels on doit gérer cette période de transition. Il y a eu un débat entre ceux qui pensent qu’on exclut le pouvoir dans ces discussions, alors qu’en réalité on a expliqué dès le début qu’il s’agit pour nous de construire un nouveau rapport de force à travers lequel on va peser sur le pouvoir pour l’amener à la table des négociations, mais il ne s’agit pas de l’exclure.

    Sur le rôle de l’armée, c’est un sujet à débattre, l’essentiel des intervenants et de la classe politique disent qu’il faut aller vers un État civil, il faut faire en sorte à ce que l’armée s’occupe de ses missions constitutionnelles, elle n’a pas à intervenir dans la gestion de la scène politique, oui elle peut intervenir dans des questions de sécurité, elle peut intervenir ou accompagner le processus démocratique.

    La première réunion de la coordination se tiendra logiquement dans les prochaines 48 heures pour faire une évaluation ».

    - 18h45. Reprise des travaux de la conférence.

    - 19H12. Mostefa Bouchachi, ancien président de la LADDH, ex-député FFS : « je veux dire à tout le monde à quel point je suis heureux d’être avec vous. Je suis reconnaissant aux frères de la coordination de rendre possible cette rencontre.  Il y a un danger sur l’unité du pays, ses ressources et les futures générations. Ce que fait le système n’est pas dû à une mauvaise gestion mais comme si c’était un plan de destruction de tout ce qui est positif. Ce n’est pas une mauvaise gestion mais une chose préparée, je me demande parfois; pour l’intérêt de qui ? Même les dictatures éclairées répriment mais travaillent pour l’histoire.

    La tenue de cette conférence avec la présence de tous nos frères est une chose positive, mais ce n’est que la première étape, les gens dans la salle doivent avoir la sensation d’une plus grande responsabilité pour gérer la deuxième étape. Le système politique ne dialogue qu’avec celui qui a derrière lui le peuple. Notre mission est la deuxième étape, il faut dialoguer et communiquer avec le peuple ! On peut faire une révolution pacifique dès aujourd’hui, on a une plus grande responsabilité. On n’est pas contre les institutions mais on a l’impression qu’il y a un réel danger et qu’il y a des pays qui font chanter le système ».

    - 19h45. Khalfa Mameri, écrivain. « J’ai la conviction forte que le peuple n’attend pas les discours, de refaire l’historique de l’Algérie. Je crois que notre peuple attend une réponse pratique et immédiate au moins sur cinq choses : l’emploi, le logement, une bonne scolarité de ses enfants, les soins algériens et les problèmes de dignité et de respect de ses observations et propositions sur la forme et le contenu. Il ne s’agit pas de dire encore que la situation est grave, les Algériens le savent. Pour moi, je crois que ce document (plateforme de la CNLTD) ne mesure pas la gravité de la situation, j’ose dire que nous ne sommes pas dans une crise socio-économique, mais dans une crise morale à partir du moment où les dirigeants ne respectent pas les lois de leurs pays. L’important est de savoir comment s’en sortir. Je trouve des lacunes et des manques dans ce document, il faut respecter deux choses : l’unité de vos rangs et la non-violence. Vous serez les continuateurs du congrès de la Soummam. Une transition démocratique suppose une vacance du pouvoir. La transition prendra combien de temps ? Je propose un an, qui va assurer pendant cette période les fonctions du chef de l’État ? Je propose une commission de juristes sous le contrôle du haut comité de transition ».

    - 20h00. Nacer Djabi, sociologue : « J’ai deux ou trois remarques sur le texte (la plateforme). Un texte politique doit être plus précis. Il n’y a aucun mot sur la femme, son rôle. L’amazighité est également absente. Je pense qu’il y a une évolution au sein de la société et le texte doit le refléter ».

    - 20H30. Mohand Tahar Yala, général à la retraite. « Cette rencontre peut être une rencontre historique comme fut celle qui avait réuni les 22 en novembre 54. L’Algérie est en danger de l’intérieur et de l’extérieur. L’Algérie a été prise en otage par un clan. Tous les masques sont tombés depuis un an. On ne dialogue pas avec les preneurs d’otages, mais on négocie et pour négocier il faut être fort et pour être fort, il faut s’unir ».

    - 21h00. Oum Aziz, membre de la Coordination des familles des disparus : « je suis la mère d’un journaliste qui a été pris par le DRS de Benaknoun. Je vois qu’il y a tous les partis politiques, tout le monde me connait, on demande aux personnalités et aux partis de nous aider à ouvrir ce dossier qui constitue une honte pour l’Algérie, on est sur le terrain et on ne va pas s’arrêter. Vous avez parlé de tous sauf du dossier des disparus, aidez-nous, on se retrouve seuls. On veut votre soutien, relâchez nos fils s’ils sont vivants, s’ils sont morts, donnez-nous leurs os ».

    - 21h05. Fin de la conférence pour la transition démocratique. Onze résolutions de la conférence : la poursuite du combat pour un véritable changement qui concrétise la souveraineté du peuple dans le choix de ses décideurs et de ses représentants, approfondir le dialogue et enrichir le projet de la plateforme politique de la première conférence avec les interventions et les propositions et préparer un document consensuel qui sera proposé au pouvoir et à la société, appeler le pouvoir de ne pas manquer l’occasion historique de la conférence, communiquer continuellement avec le peuple, faire participer la femme et les jeunes dans la transition démocratique, élargir le front des partis et des personnalités convaincus du changement et de la transition démocratique, se concerter après la conférence avec les partis politiques et les personnalités nationales pour garantir la poursuite de la coordination et le travail commun avec les différentes parties participant à la conférence, la coordination se charge de la poursuite des consultations et de la constitution d’un organisme pour la consultation et le suivi.

    - 21h35. Abderrezak Mokri à TSA : « C’est un événement historique. Tout le monde est d’accord sur le diagnostic. On fait un bilan très positif et nous sommes très satisfaits de cette rencontre. Le point le plus important est la mise en place d’un organisme de consultation et de suivi. Je ne pense pas que le pouvoir va réagir positivement dans l’immédiat. Mais il a reçu un signal fort aujourd’hui et ça va l’aider à évoluer ».

     

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