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    jiljadidbejaia

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    La démarche machiavélique d’une dictature

    Posté par jiljadidbejaia le 3 novembre 2014

    En parcourant quelques écrits d’un des grands philosophes du siècle passé, Aldous Husley puisque c’est de lui qu’il s’agit, je tombe sur un article qui a retenu mon attention. Il a résumé en quelques lignes la stratégie diabolique d’un pouvoir dictatorial qui ne recule devant rien pour se maintenir quitte à aliéner son peuple, voire même à l’abrutir totalement.
    Au fur et à mesure que j’avance dans la lecture de cet article, je constate avec stupéfaction que notre pouvoir a appliqué à la lettre cette démarche décrite par le philosophe Aldous Husley en 1939 à tel point que n’importe quel lecteur penserait qu’il parlait de nos dirigeants.
    Bonne lecture !

    Aldous Husley

    Aldous Husley. 1939

    « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée de révolte ne viendra même plus dans l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
    Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.
    Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste.

    Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

    On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, iln’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

    Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur –qu’il faudra entretenir- sera celle d’être exclu du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

    L’homme de masse, ainsi produit, doit être trité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

    Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir ».

    Aldous Husley (1939)

     

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