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    jiljadidbejaia

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    Tasuta Tamaynut n’Bgayet (Jil Jadid n’Bgayet) dénonce les tentatives de récupération et de clochardisation de la cause Amaziɣ par le pouvoir;

    Posté par jiljadidbejaia le 21 avril 2016

    Malgré les dénonciations publiques et souvent reprises par la presse écrite et audiovisuelle nationales et internationales, le pouvoir, assisté de ses relais, s’obstine à tenter de récupérer et de clochardiser coûte que coûte la revendication Amaziɣ après avoir tenté, pendant très longtemps, de l’étouffer, voire même de l’effacer quitte à falsifier l’histoire.

    La répression consciente exercée par le pouvoir algérien sur les militants pacifiques de la revendication amaziɣ a été contre productive. Bien au contraire, cette répression a renforcé la détermination des Amaziɣ pour une reconnaissance de leur langue maternelle et de leur identité.

    Le pouvoir, croyant avoir trouvé la parade pour soustraire cette revendication qui s’est élargi bien au-delà des frontières de l’Afrique du nord, et de s’en accaparer, introduit cette revendication dans une énième constitution qui sert beaucoup plus les intérêts des clans au pouvoir plutôt que ceux du peuple algérien. Cette consécration-piège s’apparente davantage à un enfermement qu’à une volonté d’épanouissement de cette langue-mère millénaire.

    Le Conseil politique de notre parti, Tasuta Tamaynut (Jil Jadid) a rejeté dans le fond et dans la forme la mouture de cette nouvelle constitution qui était porteuse de dangers pour la stabilité du pays, pour la cohésion sociale et pour l’unité nationale.

    Aujourd’hui, avec l’arrivée de la date-symbole du 20 avril 2016 qui marque le 36ème anniversaire du combat identitaire, le pouvoir, toute honte bue, récidive en organisant des festivités folkloriques dans le but de clochardiser cet évènement payé au prix du sang de nos Martyrs.

    Tasuta Tamaynut n’Bgayet (Jil Jadid de Bgayet) dénonce l’attitude insultante du ministère de la jeunesse et des sports qui aurait ordonné à sa direction de Bgayet d’organiser le « premier festival du chant patriotique amaziɣ ». Mieux encore, les organisateurs optent pour la placette Saïd Mekbel qui n’est pas plus grande qu’un mouchoir de poche alors que les pouvoirs publics ont toujours affectionné le Théâtre ou la Maison de la culture. Mais comme plusieurs partis politiques ont programmé une marche qui se terminera au niveau de cette placette avec une prise de parole, nos organisateurs diaboliquement bien conseillés ont occupé les lieux dès 08 heures du matin sans calculer les risques de dérapage. Ils ont ramené un groupe de jeunes écoliers (filles et garçons) ne dépassant pas quinze années d’âge pour chanter ces chants patriotiques au risque d’assister à des scènes de désordre.

    Tasuta Tamaynut n’Bagyet dénonce ces tentatives de récupération et de clorchardisation du printemps Amaziɣ et de la terreur exercée sur la population par les services de sécurité qui ont affecté un hélicoptère qui a commencé à tourbillonner au dessus de la ville, parfois même à basse altitude, depuis le 16 avril.

    Tasuta Tamaynut n’Bgayet se solidarise avec tous les militants pacifiques de la cause amaziɣ, qui est un facteur déterminant de stabilité et de cohésion, et fait sienne cette revendication qui s’étale aujourd’hui sur toutes l’étendue de l’Afrique du nord.

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    Akbou accueille une délégation de Jil Jadid

    Posté par jiljadidbejaia le 18 avril 2016

    Depuis quelques semaines, le Conseil Politique de Jil Jadid piloté par son président, Soufiane Djilali, a tracé un ambitieux programme de tournées à travers les wilayas du pays pour des contacts directs avec les citoyens.

    Ce lundi 18 avril 2016, ce fut Akbou, deuxième ville de la wilaya de Bgayet, qui accueillit chaleureusement la délégation de Jil Jadid composée d’une dizaine de cadres dont le coordinateur de la commune, Brahim Abdelouhab. Les Akbouciens, naturellement, bombardaient le président du parti de questions sur la situation politique explosive prévalant ces dernières années dans notre pays. Tous les citoyens, jeunes et moins jeunes, ne manquaient pas de confier au président du parti la rupture de confiance entre le peuple et les institutions de la république ainsi que de ses dirigeants. L’institution la plus critiquée fut celle de la justice après la série de scandales financiers et des graves affaires de corruption rapportées par la presse écrite locale et étrangère.

    Certains jeunes avouent leur désespoir de voir la situation générale se redresser et leur avenir s’améliorer en matière de postes d’emplois, de logements, de leur pouvoir d’achat, etc… Les enseignants n’étaient pas en reste en dénonçant la répression exercée par les pouvoirs publics sur leurs collègues vacataires qui réclamaient des droits socio-professionnels.

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    « L’Algérie est malade », déclare le président de Jil Jadid

    Posté par jiljadidbejaia le 17 avril 2016

    Djilali

    Texte intégral

    Conférence de presse du 16 avril 2016

    du président de Jil Jadid

    Mesdames et Messieurs,

    L’Algérie est malade. Elle est malade de son Président, de son gouvernement, de ses institutions, en un mot, de son système politique.

    Que de fois l’avons-nous dit, que de fois l’avons-nous répété.

    Le choix malheureux d’un quatrième mandat a mené le pays là où beaucoup l’avait prédit : le désordre et la paralysie.

    Faut-il aujourd’hui s’offusquer face à l’effondrement de pans entiers de l’Etat ?

    L’image du pays est ravagée. L’opinion mondiale vient d’être informée qu’à Alger, il n’y a plus que l’ombre d’un régent. Leurs dirigeants quant à eux le savaient depuis longtemps.

    L’opinion nationale elle, se sent profondément humiliée par les incessants mensonges, la malhonnêteté et la cupidité de ses gouvernants.

    Comme chacun le sait, l’Etat algérien a été fondé sur le capital symbolique de la révolution. Malheureusement, au lieu d’être fructifié, ce capital a été consommé et dilapidé par ceux là mêmes qui avaient la charge d’entretenir sa mémoire.

    Aujourd’hui, les zaouaya de Chakib Khellil, les comptes off shore de Bouchouareb ou le tweet de Valls dévoilant l’insoutenable dégradation de l’image du Président, ne sont que les derniers épisodes d’une affligeante fin de régime.

    Oui, le régime politique algérien est entrain de rendre ses derniers souffles.

    Dans quelques semaines ou quelques mois, durée qui ne représente qu’un laps de temps très court dans la vie d’une nation, ce pouvoir rendra l’âme.

    Dans l’opposition, combien de fois, ces dernières années, avons-nous demandé l’organisation d’un passage en douce du système algérien vers une forme de gouvernance plus moderne, vers la transparence, le respect du peuple et l’Etat de droit.

    Cela aurait pu se faire à la fin du troisième mandat. Cela aurait pu se faire par la mise en place d’une constitution consensuelle et des institutions élus dignement. Cela aurait pu se faire avec des élections présidentielles anticipées. Mais de tout cela, le pouvoir n’en avait cure.

    Maintenant il est probablement trop tard.

    Tous les fondamentaux d’une crise paroxysmique sont là : un Président inapte à la conduite des affaires, un gouvernement fait de bric et de broc, des partisans du Président en guerre intestine, une mal gouvernance, un désordre généralisé, une économie de rente en perdition, une contestation sociale grandissante… Tout cela ne peut mener qu’au choc final.

    Je le sais, la réaction de celles et ceux qui m’écoutent me diront : oui, mais que proposez-vous ? Que faut-il faire pour sortir de cette crise mortifère ?

    Ma réponse peut être choquante mais je vous la donne : à la limite, il n’y a plus rien à faire sinon attendre la chute finale et  l’enterrement de ce régime. Et ce n’est pas à nous de nous occuper de la cérémonie de ses funérailles. Le régime algérien agonise et devra quitter la scène et  laisser la place à une nouvelle république. C’est à vous, Monsieur Abdelaziz Bouteflika que revient cette responsabilité. C’est à vous de vous décider quand et comment quitter le pouvoir. Et le plus tôt serait le mieux. Dans le cas contraire, les événements vous dépasserons,  nous dépasserons tous.

    Alors, saisissez cette ultime perche, tendue par le destin. Sortez de l’enfer dans lequel vous vous êtes laissé enfermés. Donnez-vous une chance de ne pas être accusé par l’histoire d’avoir été le fossoyeur de l’Algérie, d’avoir été la cause du sang qui pourrait couler, d’avoir sciemment organisé la déroute nationale.

    Vous vous êtes entouré, probablement en toute conscience, d’hommes sans conscience.

    Alors ayez un réflexe salutaire, pour vous, pour votre famille, pour votre nom.

    Dites « oui » à l’Algérie profonde et  « non » à la nomenklatura qui a trahi le message de novembre. Organiser votre départ en emmenant avec vous cette cohorte d’hommes sans foi ni loi qui ont pris toute l’Algérie en otage.

    En attendant l’issue inéluctable, la société doit réagir. L’élite du pays doit bouger.

    Il nous faut impérativement penser puis construire un avenir. Seuls, les quelques journalistes qui dénoncent, les quelques politiques qui se battent, les quelques patriotes qui tiennent encore à leur pays, ne suffisent plus.

    Le peuple est réduit à se coudre les lèvres, à s’allonger sur les trottoirs et à se faire molester par la police. Le peuple fait ce qu’il peut, c’est-à-dire, beaucoup mais pas assez.

    Mais, où est l’élite ? Où sont ces hommes et ces femmes, qui ont pour devoir d’éclairer et de diriger le pays ?

    Il faut passer aux actes. Il faut s’engager. Il faut coordonner nos actions. Tranquillement, paisiblement mais de façon déterminée.

    Il nous faut mettre en place un projet de société qui soit construit sur la confiance de soi. Sur la confiance en l’avenir, malgré toutes les difficultés, malgré tous les défis.

    En 1945, au sortir de la 2ème guerre mondiale, certains pays étaient totalement détruits. Un demi-siècle après ils étaient redevenus des puissances mondiales.

    Malgré une chute drastique de la valeur des hydrocarbures et donc des entrées en devises, l’Algérie peut et doit reprendre le chemin d’une forte croissance. Il suffit d’éliminer les surfacturations qui ont coûté autour de 20 milliards de dollars l’an selon les aveux du gouvernement, il suffit de compter sur la main d’œuvre algérienne pour les grands travaux et le bâtiment, il suffit de lever la chape de la bureaucratie grâce à laquelle les gouvernants amassent les milliards de dinars qu’ils transfèrent ensuite à l’étranger par le change parallèle et parfois au taux de change officiel. Il suffit de mettre les hommes et les femmes de qualité dans les postes de responsabilité et non pas les ignorants au service des puissants et les enfants gâtés des pontes du régime à Sonatrach, aux ambassades, à Air Algérie ici et à l’étranger et dans tous les démembrements de l’Etat qui donnent le contrôle de la rente, des devises, des terrains et des juteux contrats !

    Le pays a tous les moyens pour se remettre au travail et pour vivre dignement de ses propres efforts. Pour cela, il faut remplir une condition : écarter définitivement les hommes qui ont été au pouvoir depuis trop longtemps, qui ont organisé le système de corruption, qui ont dévitalisé la jeunesse par des programmes scolaires criminels, qui ont laminé l’esprit d’entreprise…

    L’histoire retiendra qu’après l’erreur du socialisme scientifique et spécifique, le pays entra dans la guerre idéologique dont il n’est ressorti que pour tomber dans l’ère orgiaque et du délire du consumérisme. Après tant de soubresauts, l’heure est venue pour que le travail, le mérite et le sérieux reprennent leur place.

    L’élite est interpellée. Elle existe. Elle est capable. Il lui suffit maintenant de vouloir puis de passer à l’acte.

    Je sais que pendant trop longtemps, la société n’aimait pas l’élite. C’est ainsi qu’elle a été conditionnée.

    Je sais que les hommes et les femmes de ce pays qui se respectent n’osent pas s’engager en politique tellement l’image des partis politiques est repoussante.

    Je sais que les hommes et les femmes de valeurs ont des difficultés à se voir côte à côte avec les hommes du régime qui ont incarné la politique : valeurs dégradés, cupidité et souvent  déshonneur.

    Pourtant, malgré cela, il n’y a pas de solutions aux problèmes du pays sans engagement politique de l’intelligentsia.

    L’Algérie mérite autre chose que des analphabètes en costard, des voyous au haut des tribunes et des voleurs en gérant des bijoux de la nation.

    Il faut résolument tourner la page. Il faut libérer les énergies.

    Je fais ici un appel à la société civile : c’est le moment de construire ensemble un projet de société et de le proposer à nos compatriotes.

    Je sais que beaucoup n’aiment pas s’engager dans des structures partisanes. C’est leur droit. Cependant, ils doivent contribuer à formuler un avenir pour leur pays et pour leurs enfants et à agir dans le sens de sa réalisation : cela c’est leur devoir.

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    Le wali de Bgayet serait-il contre Tamaziɣt ?

    Posté par jiljadidbejaia le 16 avril 2016

    Selon des sources crédibles, le wali de la wilaya de Bgayet aurait instruit les directeurs des cités universitaires de ne pas autoriser les conférences-débats portant sur des thèmes politiques. L’instruction insisterait davantage sur ces jours-ci compte tenu de l’approche du 20 avril 2016 alors que tout le pouvoir et ses commis savent pertinemment que les étudiants, à travers le pays, célèbrent cette date qui rappelle le noble combat, avec les morts et les blessés qui l’accompagnent, pour la reconnaissance de l’identité et la langue Amaziɣ.

    Faut-il rappeler à ce commis de l’Etat que l’université est le lieu de formation politique par excellence pour les générations appelées à reprendre le flambeau du combat contre le sous-développement et pour affronter les défis de cette mondialisation ?

    Faut-il rappeler à ce fonctionnaire de l’Etat que tous les thèmes susceptibles d’être débattus en public revêtent un aspect politique ?

    A titre d’exemples :

    * lorsqu’un citoyen se rend au marché et constate que le prix de la pomme de terre a augmenté de 01 Dinar et qu’il en parle autour de lui, il fait de la politique.

    * lorsqu’une ménagère va dans la superette de son quartier pour faire ses emplettes et constate que le prix du savon pour vaisselle a augmenté de 05 Dinars et qu’elle en parle avec ses enfants ou ses voisines, elle fait de la politique.

    On peut énumérer des milliers d’exemples que l’on rencontre quotidiennement où la politique est présente dans la vie des citoyens lambda. Donc, le wali de Bgayet, qui obéit certainement à une instruction « venue d’en haut », contribue à compromettre dangereusement la formation de nos jeunes étudiants qui se retrouvent, à la fin de leurs études, complètement désarmés devant les problèmes de la vie courante. Ils deviennent, par conséquent, des sujets malléables et facilement manipulables par les forces obscurantistes qui infestent de nombreux espaces publics.

    Plus grave que cela ! Cette instruction qui insisterait sur les restrictions de la liberté d’expression, à l’approche d’une date historique qui rappelle le sang qui a coulé des jeunes victimes des balles assassines du pouvoir pour avoir eu le tort de revendiquer la reconnaissance de leur identité et de la langue-mère de la Numidie, alors que la nouvelle constitution vient de consacrer, dénote les intentions malsaines et inavouées du pouvoir central de réduire à néant l’aboutissement de ce long et douloureux combat.

    La coordination de Jil Jadid-Bgayet dénonce toute instrumentalisation de la revendication identitaire et toute pression policière ou administrative susceptible de compromettre le plein épanouissement de nos concitoyens, d’une façon générale, et de nos étudiants, d’une façon très particulière.

    La coordination de Jil Jadid-Bgayet se déclare pleinement solidaire de toute action pacifique et d’intérêt général visant la stabilité, la cohésion nationale et l’unité nationale dont la reconnaissance de l’identité et de la langue Amaziɣ reste le point central.

     

    Conférence

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