• Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

  • Auteur :

    jiljadidbejaia

  • avril 2016
    D L Ma Me J V S
    « déc   juin »
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
  • Commentaires récents

    • Visiteurs

      Il y a 1 visiteur en ligne
    • Accueil
    • > Archives pour le Dimanche 17 avril 2016

    « L’Algérie est malade », déclare le président de Jil Jadid

    Posté par jiljadidbejaia le 17 avril 2016

    Djilali

    Texte intégral

    Conférence de presse du 16 avril 2016

    du président de Jil Jadid

    Mesdames et Messieurs,

    L’Algérie est malade. Elle est malade de son Président, de son gouvernement, de ses institutions, en un mot, de son système politique.

    Que de fois l’avons-nous dit, que de fois l’avons-nous répété.

    Le choix malheureux d’un quatrième mandat a mené le pays là où beaucoup l’avait prédit : le désordre et la paralysie.

    Faut-il aujourd’hui s’offusquer face à l’effondrement de pans entiers de l’Etat ?

    L’image du pays est ravagée. L’opinion mondiale vient d’être informée qu’à Alger, il n’y a plus que l’ombre d’un régent. Leurs dirigeants quant à eux le savaient depuis longtemps.

    L’opinion nationale elle, se sent profondément humiliée par les incessants mensonges, la malhonnêteté et la cupidité de ses gouvernants.

    Comme chacun le sait, l’Etat algérien a été fondé sur le capital symbolique de la révolution. Malheureusement, au lieu d’être fructifié, ce capital a été consommé et dilapidé par ceux là mêmes qui avaient la charge d’entretenir sa mémoire.

    Aujourd’hui, les zaouaya de Chakib Khellil, les comptes off shore de Bouchouareb ou le tweet de Valls dévoilant l’insoutenable dégradation de l’image du Président, ne sont que les derniers épisodes d’une affligeante fin de régime.

    Oui, le régime politique algérien est entrain de rendre ses derniers souffles.

    Dans quelques semaines ou quelques mois, durée qui ne représente qu’un laps de temps très court dans la vie d’une nation, ce pouvoir rendra l’âme.

    Dans l’opposition, combien de fois, ces dernières années, avons-nous demandé l’organisation d’un passage en douce du système algérien vers une forme de gouvernance plus moderne, vers la transparence, le respect du peuple et l’Etat de droit.

    Cela aurait pu se faire à la fin du troisième mandat. Cela aurait pu se faire par la mise en place d’une constitution consensuelle et des institutions élus dignement. Cela aurait pu se faire avec des élections présidentielles anticipées. Mais de tout cela, le pouvoir n’en avait cure.

    Maintenant il est probablement trop tard.

    Tous les fondamentaux d’une crise paroxysmique sont là : un Président inapte à la conduite des affaires, un gouvernement fait de bric et de broc, des partisans du Président en guerre intestine, une mal gouvernance, un désordre généralisé, une économie de rente en perdition, une contestation sociale grandissante… Tout cela ne peut mener qu’au choc final.

    Je le sais, la réaction de celles et ceux qui m’écoutent me diront : oui, mais que proposez-vous ? Que faut-il faire pour sortir de cette crise mortifère ?

    Ma réponse peut être choquante mais je vous la donne : à la limite, il n’y a plus rien à faire sinon attendre la chute finale et  l’enterrement de ce régime. Et ce n’est pas à nous de nous occuper de la cérémonie de ses funérailles. Le régime algérien agonise et devra quitter la scène et  laisser la place à une nouvelle république. C’est à vous, Monsieur Abdelaziz Bouteflika que revient cette responsabilité. C’est à vous de vous décider quand et comment quitter le pouvoir. Et le plus tôt serait le mieux. Dans le cas contraire, les événements vous dépasserons,  nous dépasserons tous.

    Alors, saisissez cette ultime perche, tendue par le destin. Sortez de l’enfer dans lequel vous vous êtes laissé enfermés. Donnez-vous une chance de ne pas être accusé par l’histoire d’avoir été le fossoyeur de l’Algérie, d’avoir été la cause du sang qui pourrait couler, d’avoir sciemment organisé la déroute nationale.

    Vous vous êtes entouré, probablement en toute conscience, d’hommes sans conscience.

    Alors ayez un réflexe salutaire, pour vous, pour votre famille, pour votre nom.

    Dites « oui » à l’Algérie profonde et  « non » à la nomenklatura qui a trahi le message de novembre. Organiser votre départ en emmenant avec vous cette cohorte d’hommes sans foi ni loi qui ont pris toute l’Algérie en otage.

    En attendant l’issue inéluctable, la société doit réagir. L’élite du pays doit bouger.

    Il nous faut impérativement penser puis construire un avenir. Seuls, les quelques journalistes qui dénoncent, les quelques politiques qui se battent, les quelques patriotes qui tiennent encore à leur pays, ne suffisent plus.

    Le peuple est réduit à se coudre les lèvres, à s’allonger sur les trottoirs et à se faire molester par la police. Le peuple fait ce qu’il peut, c’est-à-dire, beaucoup mais pas assez.

    Mais, où est l’élite ? Où sont ces hommes et ces femmes, qui ont pour devoir d’éclairer et de diriger le pays ?

    Il faut passer aux actes. Il faut s’engager. Il faut coordonner nos actions. Tranquillement, paisiblement mais de façon déterminée.

    Il nous faut mettre en place un projet de société qui soit construit sur la confiance de soi. Sur la confiance en l’avenir, malgré toutes les difficultés, malgré tous les défis.

    En 1945, au sortir de la 2ème guerre mondiale, certains pays étaient totalement détruits. Un demi-siècle après ils étaient redevenus des puissances mondiales.

    Malgré une chute drastique de la valeur des hydrocarbures et donc des entrées en devises, l’Algérie peut et doit reprendre le chemin d’une forte croissance. Il suffit d’éliminer les surfacturations qui ont coûté autour de 20 milliards de dollars l’an selon les aveux du gouvernement, il suffit de compter sur la main d’œuvre algérienne pour les grands travaux et le bâtiment, il suffit de lever la chape de la bureaucratie grâce à laquelle les gouvernants amassent les milliards de dinars qu’ils transfèrent ensuite à l’étranger par le change parallèle et parfois au taux de change officiel. Il suffit de mettre les hommes et les femmes de qualité dans les postes de responsabilité et non pas les ignorants au service des puissants et les enfants gâtés des pontes du régime à Sonatrach, aux ambassades, à Air Algérie ici et à l’étranger et dans tous les démembrements de l’Etat qui donnent le contrôle de la rente, des devises, des terrains et des juteux contrats !

    Le pays a tous les moyens pour se remettre au travail et pour vivre dignement de ses propres efforts. Pour cela, il faut remplir une condition : écarter définitivement les hommes qui ont été au pouvoir depuis trop longtemps, qui ont organisé le système de corruption, qui ont dévitalisé la jeunesse par des programmes scolaires criminels, qui ont laminé l’esprit d’entreprise…

    L’histoire retiendra qu’après l’erreur du socialisme scientifique et spécifique, le pays entra dans la guerre idéologique dont il n’est ressorti que pour tomber dans l’ère orgiaque et du délire du consumérisme. Après tant de soubresauts, l’heure est venue pour que le travail, le mérite et le sérieux reprennent leur place.

    L’élite est interpellée. Elle existe. Elle est capable. Il lui suffit maintenant de vouloir puis de passer à l’acte.

    Je sais que pendant trop longtemps, la société n’aimait pas l’élite. C’est ainsi qu’elle a été conditionnée.

    Je sais que les hommes et les femmes de ce pays qui se respectent n’osent pas s’engager en politique tellement l’image des partis politiques est repoussante.

    Je sais que les hommes et les femmes de valeurs ont des difficultés à se voir côte à côte avec les hommes du régime qui ont incarné la politique : valeurs dégradés, cupidité et souvent  déshonneur.

    Pourtant, malgré cela, il n’y a pas de solutions aux problèmes du pays sans engagement politique de l’intelligentsia.

    L’Algérie mérite autre chose que des analphabètes en costard, des voyous au haut des tribunes et des voleurs en gérant des bijoux de la nation.

    Il faut résolument tourner la page. Il faut libérer les énergies.

    Je fais ici un appel à la société civile : c’est le moment de construire ensemble un projet de société et de le proposer à nos compatriotes.

    Je sais que beaucoup n’aiment pas s’engager dans des structures partisanes. C’est leur droit. Cependant, ils doivent contribuer à formuler un avenir pour leur pays et pour leurs enfants et à agir dans le sens de sa réalisation : cela c’est leur devoir.

    Publié dans Analyses | Commentaires fermés

     

    Debout La République 21 |
    Justforenglish |
    La Voix des Justes |
    Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journallemilitant
    | Piouzelzok2013
    | Goranafarroa