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    jiljadidbejaia

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    Basta à la politique de prestige ! Basta à la falsification de l’Histoire !

    Posté par jiljadidbejaia le 23 avril 2015

    Les « dirigeants » algériens n’arrivent pas à se libérer de cette vieille et ridicule politique de prestige avec laquelle ils espèrent encore endormir le peuple et d’abrutir la jeunesse algérienne. Durant de longues années, les services de propagande n’ont pas cessé de nous faire rabâcher que notre pays a construit la plus grande raffinerie d’Afrique, d’avoir construit la plus grande université du Tiers-Monde, de posséder le plus grand méthanier du monde, le plus grand… et nous y avons cru.

    Quelques années plus tard, nous nous sommes réveillés de ce long sommeil collectif et dure fut la réalité. Nous apprenons avec tristesse que notre pays importe tout : des oignons d’Espagne, de l’ail du Portugal, des oeufs de Madagascar et même… des cure-dents de Chine. Nos exportations se réduisent à deux richesses : les hydrocarbures pour aider les industries occidentales à fonctionner à plein temps et notre matière grise pour faire le bonheur des mêmes pays.

    Il n’est pas dans mon intention d’énumérer toutes les aberrations des dirigeants de ce pays, mais nous nous limiterons à dénoncer la toute dernière qui ferme la boucle : falsification de l’histoire millénaire du pays en décrétant Constantine capitale de la culture arabe.
    Il est universellement reconnu que chaque colonisateur qui envahit un pays se fixe comme premier objectif l’effacement de l’histoire et la culture de ce pays. Nos dirigeants se disent Algeriens, nationalistes et patriotes. Or, leur comportement est identique à celui d’un colonisateur. Il ne peut exister une autre explication à cette grave atteinte à l’Histoire millénaire de Constantine, cette capitale Amaziɣ.

    Le pire de l’histoire, c’est que le pouvoir central a débloqué la somme de 700 milliards de centimes pour exécuter un programme folklorique pendant que des millions d’Algériens vivent en dessous du seuil de pauvreté, qui n’ont pas les moyens de se soigner, qui stoppent la scolarité de leurs enfants par manque de moyens…

    Pauvreté_01  Pauvreté_02

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    Désordre dans l’aménagement du territoire

    Posté par jiljadidbejaia le 3 avril 2015

    « Bejaia souffre de l’absence du foncier », « Alger étouffe par manque de terrain », etc…tels sont les déclarations qui reviennent dans la bouche des responsables locaux ou nationaux pour justifier les retards dans les programmes de développement pendant que les surfaces agricoles utiles régressent à vue d’œil au profit du béton.

    Les programmes de logements sociaux sont de plus en plus faibles alors que les promotions privées connaissent un développement fulgurant et ne semblent nullement souffrir du manque de terrain. Toutes les villes du nord du pays connaissent une croissance urbaine anarchique et notre wilaya n’échappe pas à cette ruée vers le béton.

    Personnellement, j’ai eu, à plusieurs reprises, à soulever cette question sans qu’il y ait le moindre écho. A titre d’exemple, je citerai celui du quartier d’Ighil-Ouazzoug qui ne cesse de s’étaler jusqu’à déborder sur la commune de Oued-Ghir. Les services de l’urbanisme de la commune du chef-lieu ne sont jamais intervenus pour arrêter l’hémorragie qui ronge tous les beaux sites de la ville et qui la déforme.

    L’explication est simple. Le gouvernement n’a jamais élaboré de politique de l’espace pour gérer les croissances urbaine et aussi pour freiner l’exode rural massif sur les villes du nord. Pis encore, les règles de l’urbanisme n’ont jamais été respectées et les constructions jaillissent comme des champignons sous le regard passif et coupable de l’autorité compétente.

    Urbanisation  Vue Ighil-Ouazzoug  Camera

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    Hocine Malti: « Exploiter le gaz de schiste pour l’Algérie équivaut à se tirer une balle dans le pied »

    Posté par jiljadidbejaia le 2 février 2015

    Al Huffington Post

    Je reprends ci-dessous une interview donnée par Mr Hocine Malti, ancien haut responsable de Sonatrach et auteur.

    Hocine Malti(Par Malik Tahir). Hocine Malti, ancien haut responsable de Sonatrach, auteur d’une Histoire secrète du pétrole algérien (La découverte) a lancé un appel aux Algériens à « s’indigner  » et à contraindre le gouvernement à renoncer à exploiter le gaz de schiste. Dans cet entretien, il explique les raisons de son opposition à une option qui, affirme-t-il, est dangereuse et suicidaire pour l’Algérie.

    Pourquoi vous opposez-vous à l’option du gaz de schiste alors que le pays connait, selon les experts, un déclin pétro-gazier ?

    Nous parlerons un peu plus loin du déclin de la production de pétrole et de gaz. Quant aux raisons pour lesquelles je m’oppose à l’exploitation du gaz de schiste, elles sont nombreuses et connues de tous.

    Premièrement la pollution qu’elle cause. La technique aujourd’hui utilisée pour extraire le gaz est la fracturation hydraulique. Il s’agit d’injecter à très haute pression dans le puits un mélange d’eau, de sable et des produits chimiques afin de créer une perméabilité artificielle de la roche en la fracturant, car le schiste est très compact et imperméable. Les fissures ainsi créées constitueront autant de voies de communication possibles entre la couche porteuse et d’autres situées au-dessus ou au-dessous, à travers lesquelles vont circuler le mélange eau-produits chimiques, mais aussi un peu de gaz. Et c’est là que se trouve le grand danger de cette technique, car les deux peuvent atteindre lors de leur migration les immenses réserves d’eau de la couche albienne notamment. Or les produits chimiques utilisés sont pour certains radioactifs et pour d’autres cancérigènes ; le schiste lui-même recèle des gaz radioactifs qui seront également libérés. Tous ces produits vont se retrouver aussi en surface et dans l’air.

    Certains parlent d’exagération et citent les Etats-Unis comme exemple…

    On a vu aux Etats-Unis des robinets d’eau flamber ce qui prouve bien que même les couches d’eau potable, proches de la surface du sol, ont été contaminées. Aux Etats-Unis toujours, où la règlementation est pourtant très stricte, plusieurs compagnies pétrolières ont été condamnées à de très fortes amendes car les décharges de produits chimiques qu’elles avaient créées et la pollution des eaux de rivières qu’elles avaient provoquée, ont causé d’énormes dégâts à la faune et à la flore environnantes.
    Dans le cas de l’Algérie, si l’eau de l’albien venait à être polluée, ce sont des milliers de milliards de mètres cubes d’une eau de pluie accumulée depuis des siècles qui serait définitivement perdus. L’Etat algérien aura ainsi porté atteinte à la source de vie des générations futures ; si les citoyens que nous sommes laissaient faire, nous serions complices d’un tel crime. On assiste quasi journellement à travers le monde à des manifestations contre l’exploitation du gaz de schiste.
    Parmi les rares pays qui l’ont autorisée, on trouve la Pologne où les fermiers se sont opposés violemment aux opérations de Marathon, Exxon et Talisman Energy. Déçues par les résultats enregistrés, par les réserves du pays qui sont passées en quelques années de 5 300 milliards de mètres cubes à 800 et par l’accueil de la population, ces multinationales ont fini par quitter le pays.

    En Argentine, ce sont les Indiens du sud du pays, les Mapuche, qui se sont insurgés contre les opérations menées par Chevron. La plus haute autorité morale du christianisme, le pape François a fait part de son opposition à la fracturation hydraulique dans son pays d’origine l’Argentine, en recevant un groupe d’activistes argentins et en posant avec eux pour une photo avec un tee-shirt indiquant « No al fracking » (Non à la fracturation hydraulique).
    En France, le gouvernement a proclamé un moratoire interdisant l’exploitation du gaz de schiste jusqu’à ce que soit mise au point une technologie moins polluante, moins nocive pour l’homme, pour les animaux et pour la végétation. Le gouvernement algérien lui-même reconnait la dangerosité de cette exploitation : le communiqué publié à l’issue du conseil des ministres du 21 mai dernier spécifie qu’il y a lieu « de veiller à ce que la prospection, et plus tard l’exploitation des hydrocarbures schisteux soient menées en permanence avec le souci de préserver les ressources hydriques et de protéger l’environnement ».

    Est-ce uniquement pour des questions environnementales que vous êtes contre?

    La deuxième raison pour laquelle je suis opposé à l’option gaz de schiste est que les Algériens ne maitrisent pas la technique d’extraction ; ils sont condamnés à faire appel aux compagnies étrangères qui nous factureraient certainement très cher leur savoir-faire. Or cette activité est très peu rentable.
    On ne peut, en effet, mettre en production par fracturation hydraulique qu’une zone limitée à cent ou deux cents mètres maximum autour du puits, car la nature imperméable de la roche empêche le gaz de circuler, contrairement à ce qui se passe dans les gisements de gaz naturel. On ne peut donc extraire qu’une faible partie des réserves en place.
    Pour ces mêmes raisons, le profil de production d’un puits de gaz de schiste est totalement différent de celui produisant du gaz naturel ; ce dernier va continuer à produire durant plusieurs décennies, tandis que l’autre va s’essouffler au bout de 4 à 5 ans. Pour maintenir le niveau de production, il faudra forer encore et encore et par conséquent engager des sommes énormes d’argent, que l’Algérie aurait tout intérêt à utiliser pour d’autres activités économiques. Ce qui explique pourquoi l’exploitation du gaz de schiste ne serait pas rentable en Algérie aujourd’hui.

    Ce n’est pas rentable aussi aux Etats-Unis?

    Même aux Etats-Unis où les coûts sont moindres que chez nous, l’exploitation n’a été rendue possible que grâce à la politique laxiste en matière de crédit adoptée par la Réserve Fédérale depuis 2007. Malgré cela de nombreuses compagnies ont de grosses difficultés à rembourser les prêts qu’elles ont contractés pour se lancer dans l’aventure du gaz de schiste, tandis que d’autres ont tout simplement mis fin à leurs opérations. L’activité elle-même a nettement baissé : les investissements pour le pétrole et le gaz non conventionnel sont passés, selon l’agence Bloomberg, pour toute l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) de 54 milliards de dollars au premier semestre 2012 à 26 milliards pour la même période de 2013.
    C’est d’ailleurs parce qu’elles espèrent réaliser des opérations plus juteuses que chez elles que les compagnies américaines voudraient venir travailler en Algérie.
    Elles ont effectivement de grandes chances de tirer leurs épingles du jeu en raison du coût élevé des prestations qu’elles factureront à Sonatrach, d’une part, mais aussi parce que la nouvelle loi sur les hydrocarbures leur permet de ne payer des impôts à l’Etat algérien qu’en fonction de la rentabilité des opérations qu’elles entreprennent. Il leur sera facile de démontrer que celle-ci est nulle ou très proche de zéro. Pour Total, la situation est identique avec en plus le fait que le groupe ne peut, pour le moment pas travailler en France.

    Vous avez appelé les Algériens à s’indigner et à contraindre le pouvoir à revenir sur sa décision d’exploiter le gaz de schiste. Entretemps, Abdelmalek Sellal a dit que l’exploitation du gaz de schiste ne se fera que sur le long terme et Youcef Yousfi a affirmé qu’il serait irresponsable de ne pas l’exploiter le gaz de schiste. L’opinion algérienne est assez désemparée devant ces discours contradictoires. Peut-on expliquer les choses simplement?

    C’est probablement de crainte de heurter l’opinion publique que le premier ministre a semblé rejeter à beaucoup plus tard l’exploitation du gaz de schiste, tout en rajoutant quand même que ce serait « haram » de ne pas le faire, tandis que le ministre de l’énergie a lui été plus direct. Il est clair qu’ils sont tous deux taraudés par le déclin de la production de pétrole et de gaz en Algérie un phénomène qu’ils semblent découvrir, alors que les spécialistes ont tiré depuis longtemps la sonnette d’alarme. Je dirais même qu’un vent de panique souffle actuellement dans les rangs du pouvoir. Mais ce que ne disent ni Sellal, ni Yousfi, c’est qui est responsable de cette situation. Qui a poussé au-delà des limites du raisonnable, au-delà des règles de bonne conservation des gisements, l’exploitation de Hassi Messaoud et de Hassi R’Mel pour ne citer que les deux plus gros gisements algériens ? Qui a publié une profession de foi dans le Washington Times du 22 novembre 2002, selon laquelle « l’Algérie ambitionne de devenir le premier producteur de pétrole du continent africain et d’assurer ainsi aux Etats-Unis la sécurité énergétique dont ils ont besoin »? Abdelaziz Bouteflika. Chakib Khelil l’a mise à exécution.

    A la suite de quoi les importations américaines de brut algérien qui étaient quasi nulles à l’arrivée de ce tandem aux affaires (50 000 tonnes en 2000), sont passées à 500 000 tonnes en 2001, avant d’atteindre 1 500 000 tonnes en 2002, pour culminer à plus de 22 000 000 de tonnes en 2007 et se stabiliser enfin aux alentours de 16 à 17 millions de tonnes jusqu’en 2010, année du limogeage de l’ex-ministre de l’énergie. Cette frénésie à satisfaire les desiderata des Américains a causé une très sérieuse détérioration des gisements de pétrole. Dans nombre d’entre eux d’importantes quantités de pétrole ont été piégées et ne seront plus jamais récupérées. Le même point de non-retour a été atteint à Hassi R’Mel également. C’est là la pire des situations que puisse connaitre tout gisement et que tout ingénieur de réservoir –Chakib Khelil en est un– doit tout faire pour l’éviter.

    On pourrait objecter que l’option prise pour le gaz de schiste vise à corriger cette situation…

    Laisser faire est tout simplement criminel. Maintenant que le mal est fait, que le régime de Bouteflika a bradé les ressources en hydrocarbures de l’Algérie, il nous propose de porter atteinte à la denrée la plus précieuse que recèle le sous-sol algérien, l’eau. Voici des années qu’il nous rabâche les oreilles avec la même litanie : nous devons nous préparer pour l’après-pétrole. Mais qu’a-t-il fait dans ce sens ? Rien, si ce n’est continuer à dilapider les ressources financières du pays afin de pérenniser son pouvoir. A-t-il cherché à modifier le système économique rentier sur lequel il a bâti ce pouvoir? Non. Et maintenant que nous sommes entrés dans l’après-pétrole que nous propose-t-il ? La solution de facilité : continuer à vivre de la rente ! Produire un autre pétrole dans l’après-pétrole afin de perpétuer le système et le régime en place ! Continuer à utiliser la même recette, celle qui lui a permis d’acheter des consciences, d’acheter des soutiens, à l’intérieur et à l’extérieur, d’acheter le silence des grandes puissances, celle qui a aussi permis à tous les mafieux qui gravitent autour et à l’intérieur du pouvoir de constituer d’énormes fortunes!

    A-t-il pensé à stimuler le génie des hommes? Non. A mettre à contribution l’intelligence humaine ? Non. Il ne sait d’ailleurs pas ce que cela signifie, car de l’intelligence, il n’en a pas. A imaginer un autre système économique qui ferait que le pays ne dépendrait plus d’une seule et unique ressource, un système qui rendrait les citoyens plus inventifs, plus industrieux et finalement plus libres ? Encore une fois, non. Ce régime est incapable de raisonner de cette façon. Et puis c’est dangereux pour lui. Des citoyens qui innovent, qui travaillent, qui ne dépendent pas de lui, c’est le glas qui sonne pour lui.

    Mais sortir de la rente prendra du temps…

    Les Algériens ne sont pas des manchots, ils savent utiliser leurs mains. Savent-ils manufacturer, fabriquer un quelconque objet dans une grosse usine ou dans une toute petite échoppe ? Bien sûr qu’ils savent le faire. Sont-ils des débiles incapables de faire fonctionner leurs cerveaux, incapables de toute réflexion, incapables de toute créativité ? Evidemment, non. Les Algériens sont, comme tous les autres peuples de la Terre, en mesure de créer, de produire, de réfléchir, d’imaginer, d’innover, de maitriser, même les technologies de pointe, pour peu que l’Etat mette à leur disposition les conditions nécessaires ! Mais ils ont affaire à des gouvernants qui ne sont pas à la hauteur des aspirations du peuple, des gouvernants qui ne sont motivés que par leurs intérêts personnels, qui ont tout fait pour briser toute initiative qui viendrait du peuple, des gouvernants qui ont cherché à faire de chaque citoyen algérien un assisté, un individu qui viendrait quémander auprès d’eux les miettes de ce gros gâteau, la rente pétrolière, qu’ils considèrent être leur bien privé.

    Est-ce qu’il y a des solutions?

    Des solutions existent pour éviter ce  » naufrage  » qui leur fait tellement peur. Revoir la politique des prix des produits dérivés des hydrocarbures afin d’éviter la gabegie instaurée dans ce secteur, instaurer un sérieux contrôle des prix et des circuits de commercialisation des produits pétroliers ou de la bouteille de gaz butane qui ont permis à toute une mafia de s’enrichir en les revendant au Maroc ou au Mali. Il suffirait aussi que nos gouvernants décident de mener une lutte implacable contre la corruption pour faire rentrer immédiatement, et chaque année, au minimum quelques 10 milliards de dollars dans les caisses de l’Etat. C’est évidemment ce qu’ils ne comptent pas faire, car pour eux la corruption est le système de gouvernance sur lequel ils ont bâti leur pouvoir ; prêcher la vertu équivaudrait donc à scier la branche sur laquelle ils sont assis. D’autant plus que derrière eux on a vu apparaître ces dernières années une nouvelle race d’oligarques, encore plus voraces que ceux qui les ont précédés, qui vont exiger qu’en cette fin de règne, et avant d’entrer complètement dans la période trouble de l’après-pétrole, leur soit garantie une nouvelle rente.

    Réétudier sérieusement le barème du prix du gaz vendu aux ménages et aux industriels afin que soit établi un meilleur équilibre entre l’offre et la demande est une autre solution qui éviterait que ne soit bradée et gaspillée une ressource de plus en plus rare. Mettre en place un nouveau modèle énergétique, exploiter les énergies renouvelables, l’énergie solaire notamment, sont deux autres pistes à explorer. Puis enfin, poser à la base de toute réflexion, un axiome : l’Algérie n’est pas condamnée à être à jamais un simple fournisseur d’énergie.

    Dans le cas où l’Algérie va vers l’exploitation, qui en profitera le plus? Les Américains? Les Français? Qu’y gagnerait l’économie algérienne?

    Je sais en tout cas qui y perdra beaucoup, l’Algérie. Pour toutes les raisons que j’ai déjà évoquées. J’ai expliqué comment les partenaires étrangers ne paieraient à l’Etat qu’un impôt très faible, voire pas du tout, car il leur sera facile de démontrer que la rentabilité de l’exploitation est quasi nulle, si ce n’est carrément nulle. Sonatrach, de son côté, perdra de l’argent, car elle aura en plus à supporter le coût de l’assistance que lui facturera son partenaire. On constate qu’aujourd’hui aux Etats-Unis, le coût de revient du gaz de schiste est supérieur au prix de vente, ce qui explique la baisse de l’activité dont j’ai parlé tout à l’heure. Ne gagnent de l’argent que ceux qui produisent de l’huile et du condensat en concomitance avec le gaz. Ce sera pire en Algérie. On sait que Sonatrach subit à l’heure actuelle d’énormes pressions de la part de ses clients qui lui demandent de baisser les prix du gaz naturel qu’elle leur livre et de le déconnecter du prix du brut. Ce retournement du marché est dû au gaz de schiste qui est venu concurrencer le gaz naturel. Si l’Algérie venait à produire de nouvelles quantités de gaz de schiste, elle participerait donc à accentuer la tendance ; elle se tirerait une balle dans le pied.

    Économiquement parlant, Américains et Français en tireraient, je pense, un profit équivalent, la différence étant qu’en France il existe une seule grosse compagnie pétrolière Total, alors qu’aux Etats-Unis on en trouve des dizaines, de toutes tailles.

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    Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a menti aux jeunes…

    Posté par jiljadidbejaia le 26 octobre 2014

    Il est reconnu que, lors des campagnes électorales, les candidats en lice ont tendance à pétrir leurs discours pour plaire aux électeurs et capter leur attention. Les discours sont donc mielleux, parfois populistes, mais les candidats s’abstiennent de prendre des engagements difficiles à honorer même s’ils venaient à être élus. Mais durant cette campagne présidentielle 2014, tout le monde se rappelle le chapelet de promesses faites par Mr Sellal, Premier ministre et Directeur de campagne du président-candidat Abdelaziz Bouteflika.

    Parmi toutes les promesses faites par Mr Sellal, il en est une qui a ciblé toute la masse des jeunes qui ont fini leurs études et qui sont en quête de leur premier emploi mais freinés par leur situation vis-à-vis du service national. Harcelé par les jeunes au cours de ses meetings ou bains de foule, Mr Sellal a promis qu’il ne sera pas exigé du demandeur d’emploi la carte de dispense au service national. Cette mesure concernera aussi bien le secteur public que le secteur privé.
    Il faut avouer que cette promesse a accroché toute cette frange de la jeunesse qui n’ont pas hésité à lui accorder du crédit et par conséquent à aller voter pour le président-candidat.

    Mais…en réalité, que découvrons-nous dans le journal officiel ?

    Loi n° 14-06 du 13 Chaoual 1435 correspondant au 9 août 2014 relatif au service national.

    - Chapitre 2 : Des principes.

    -Art 7 : tout citoyen ne justifiant pas de sa situation vis-à-vis du service national ne peut-être recruté dans le secteur public ou privé, ou exercer une profession ou une activité libérale.

    Les différents cas de situation vis-à-vis du service national sont définis par voie règlementaire.

    Le candidat est élu, la promesse faite, avec insistance par celui qui demeure toujours Premier ministre, a fondu comme une médaille en chocolat exposée au soleil de l’été. Les jeunes réalisent encore une fois que le pouvoir s’est servi d’eux pour crédibiliser une élection sans contrepartie. On ne peut pas trouver une astuce plus diabolique que celle-ci pour enterrer toute lueur d’espoir dans le cœur des jeunes et les rendre plus sceptiques envers les hommes politiques.

    Jil Jadid, par la voix de son président, ne cesse de dénoncer ces pratiques d’un autre âge qui mettent en péril la stabilité du pays par un désengagement total de la jeunesse à la gestion des affaires publiques et du combat contre le sous-développement.

    Non découragés par la culture du bricolage politique, les « Jadidiens » (militants de Jil Jadid) continuent de semer l’espoir dans le coeur de nos jeunes et de notre élite pour qu’ensemble il soit mis fin à cette gabegie qui a trop duré et qui appelle à la mise en place d’une véritable transition démocratique.

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    Akbou croule sous les ordures ménagères. Jil Jadid de Bayet déplore et dénonce

    Posté par jiljadidbejaia le 12 septembre 2014

    Titre

    Jil Jadid de Bgayet, par la voie de sa coordination de wilaya, déplore et dénonce l’état d’abandon de la wilaya par les services déconcentrés de l’Etat et ce, dans tous les secteurs d’activité, ce qui compromet dangereusement son développement et qui peut se traduire par des risques sérieux de déstabilisation.

    Tous les projets de développement arrachés par les revendications sociales ou accordés par les pouvoirs publics pour désamorcer les tensions sociales grandissantes connaissent des retards considérables qui exigent à tous les coups des réajustements financiers pour tenter encore une autre fois leur lancement.

    Est-il utile de rappeler le projet tant vanté par les pouvoirs publics concernant le désenclavement des villes et villages de la wilaya par un projet ambitieux programme d’ouvertures de routes et d’autres voies de communication ?
    Est-il nécessaire de continuer à disserter encore et davantage sur le projet de la pénétrante qui se voit chaque jour retardé par un nouveau blocage réel ou artificiel ?
    Est-il utile ou nécessaire de parler de l’échangeur des « Quatre-Chemins » qui empoisonnent la vie aux citoyens de la wilaya et aux visiteurs qui rentrent sur Bgayet ou qui la quittent et qui n’a vu se réaliser qu’un énorme « dos d’âne » ?
    Faut-il ré-ouvrir les débats sur les associations des villages de Bouhamza qui ont été poussées, à cause du laxisme des responsables de la wilaya, à décider de la fermeture des vannes du barrage de Tichy-Haf et qui ont privé d’eau les citoyens de 23 communes ?

    Aujourd’hui, la coordination Jil Jadid de Bgayet déplore et dénonce la fuite en avant des pouvoir publics et à leur tête le wali de Bgayet après le constat amer de la situation prévalant dans la ville d’Akbou (seconde ville de la wilaya de Bgayet et éligible  au rang de wilaya)  où des tonnes d’ordures ménagères jonchent les rues et boulevards de la ville depuis plus d’un mois à cause d’une mésentente entre les élus locaux de cette commune et leur président.
    Et pourtant, les textes de lois sont clairs quand il s’agit de situation d’urgence comme la sécurité des citoyens, de la santé publique, de l’hygiène publique, etc… Dans ce cas précis, le wali se doit, conformément aux lois de la république, de se substituer à toute l’assemblée pour y remédier à cette catastrophe qui met en péril toute une population sans oublier l’entame de la nouvelle année scolaire.

    Jil Jadid dénonce le laxisme conscient des autorités de wilaya et appelle le pouvoir central de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour assurer, d’une part, la santé publique dont les enfants scolarisées pourraient être les premières victimes innocentes de cette dérive dont se rendent coupables ceux et celles qui ont pour mission de veiller au bien-être des citoyens, de trouver les solutions qui s’imposent pour remettre en fonction normale cette structure locale qu’est la municipalité.

    Jil Jadid de Bgayet prend à témoin la population locale et nationale de la tournure que peuvent prendre les évènements de tout retard que mettraient les pouvoirs publics pour le rétablissement de l’ordre dans les villes et villages de la wilaya.

    Je vous insère ci-dessous quelques photos prises sur le vif au niveau de la ville d’Akbou

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    SOMMES – NOUS DÉJÀ À MOITIÉ « CUITS » ???

    Posté par jiljadidbejaia le 28 mars 2014

    Certains ont dû être étonnés par la formulation violente du titre de l’article et n’ont pas osé découvrir le contenu, mais d’autres ont satisfait leur curiosité en ouvrant la page pour prendre connaissance du message véhiculé par cet article.

    En effet, j’ai trouvé que cette métaphore dont s’est servi l’auteur de l’article est subtile car elle résume la technique diabolique dont se servent les dictateurs et les monarques pour se maintenir au pouvoir tout en maintenant le peuple dans un état d’asservissement inqualifiable.
    Il existe, pour la même circonstance, un proverbe arabe qui dit, à quelques choses près, ceci : »affame ton chien, il te suivra docilement ». Voilà pourquoi j’ai trouvé intéressant de partager avec vous cette histoire de la grenouille dont le message s’adresse à toutes les sociétés se trouvant dans une situation d’oppression comme l’est notre société d’aujourd’hui en Algérie et dans bien d’autres pays du Tiers-Monde…

    Histoire de la grenouille chauffée…

    Olivier Clerc, écrivain et philosophe, vous soumet un petit conte d’une grande richesse d’enseignement. Il s’agit du principe de la grenouille chauffée :

    La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite…

    Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

    - La température continue à grimper.L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

    - L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

    - La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

    - Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite. Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

    - Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
    Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies. Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.

    Le GAVAGE PERMANENT d’informations «politiquement correct» de la part des médias sature les cerveaux qui n’arrivent plus à faire la part des  choses… Alors si vous n’êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuite,  donnez le coup de patte salutaire avant qu’il ne soit trop tard.

    C’est ce que dénonçait déjà Saint Augustin (Algérie : 430 ap JC) :

    « A force de tout voir, on finit par tout supporter…

    A force de tout supporter, on finit par tout tolérer

    A force de tout tolérer, on finit par tout accepter

    A force de tout accepter, on finit par tout approuver »

     

    SOMMES - NOUS DÉJÀ  À  MOITIÉ  « CUITS » ???

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    A qui profite le pourrissement de notre wilaya ?

    Posté par jiljadidbejaia le 27 février 2014

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    A l’origine, les jeunes collégiens et lycéens des classes d’examen se sont rapproché de la Direction de l’Education pour être rassurés sur les changements et les décisions prises par le ministre de l’éducation. Selon certaines déclarations de jeunes manifestants, le Directeur de l’éducation aurait refusé de les recevoir ce qui a excité les jeunes qui commençaient à crier. Quelques instants après, le groupe de jeunes, amassé devant le portail de la direction de l’éducation, s’est vu pris en tenailles par les policiers anti-émeutes. Des bousculades provoquées par l’arrivée des policiers et les bastonnades ont causé des blessures aux jeunes manifestants et une jeune fille aurait été arrêtée par les policiers et jetée à terre sans ménagement. Cette scène aurait été à l’origine de la colère des jeunes.

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    Les émeutes ont repris de plus belle aujourd’hui, et j’ai pu m’approcher des émeutiers pour engager une discussion sur le dérapage qu’ils sont en train de provoquer alors que leurs revendications ont été satisfaites par le ministre. J’ai pu remarquer que beaucoup d’entre eux dépassaient de très loin l’âge de lycéens. Ils m’ont tous répondu que les revendications concernant le Bac ne les intéressaient et qu’ils en avaient marre de ce pays, de ce régime et de la vie qu’ils leur font mener.

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    Bgayet. Une « gouvernance » reposant sur des contradictions.

    Posté par jiljadidbejaia le 9 février 2014

    « Ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer ».
    Citation de Marc Lévy

    __________

    En parcourant le journal « l’Expression » de ce dimanche 09 février, mon attention a été attirée par un article rédigé par Arezki Slimani dont le titre est « le wali accuse les citoyens » sur le retard effrayant accusé par notre wilaya.

    Tous les lecteurs ont relevé quelques contradictions criantes que je fais miennes en les reprenant une à une dans cette page de mon blog en invitant les visiteurs jaloux de leur wilaya à réagir en laissant des commentaires qu’ils souhaitent partager avec leurs concitoyens.

    1. » Retard dans le développement local de Bejaia. Le wali accuse les citoyens », tel est le titre de l’article publié.

    Nous nous réjouissons de lire, enfin, que les autorités locales, avec l’assentiment du pouvoir central, reconnaissent que notre wilaya accuse un énorme retard. Ce même retard que les citoyens de cette pauvre wilaya ont, depuis des lustres, dénoncé haut et fort sans être entendus. Pire, ils ont été qualifiés de perturbateurs, d’agitateurs, de manipulés, et j’en passe. Lire la suite… »

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    Tous ensemble avec Soufiane Djilali pour un Etat de droit et une démocratie authentique

    Posté par jiljadidbejaia le 30 janvier 2014

    Djilali2014

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    L’incompétence rampante au sein de l’administration centrale

    Posté par jiljadidbejaia le 28 décembre 2013

    La « une » du quotidien Liberté d’aujourd’hui est dominée par la grave révélation du ministre des finances, Karim Djoudi. Celui-ci, en présentant son programme devant nos « députés » a avoué que 140 000 postes budgétaires sont restés vacants pendant que nos jeunes universitaires rasent les murs. Ces 140 000 postes se répartissent comme suit :

    42 500 postes dans le secteur de l’éducation, alors que les élèves, soutenus par les associations de parents d’élèves, ne cessent de revendiquer des enseignements pendant que des milliers de demandes de recrutement s’amoncellent dans les tiroirs de l’oubli des directions de l’éducation

    20 700 dans l’enseignement supérieur. Même situation que le secteur de l’éducation en envoyant des imprimés ronéotypés informant les postulants de l’indisponibilité de postes budgétaires.

    18 400 dans le secteur de la santé pendant que cliniques, des salles de soin ,des hôpitaux souffrent du manque de personnels. Que de dégâts constatés dans les unités de la santé à cause de ces postes budgétaires non-affectés…

    10 700 dans le secteur de la justice…

    6 300 dans la formation professionnelle…

    Nous nous interrogeons sur les suites de ce massacre conscient et programmé…
    Y aura-t-il une enquête pour situer les responsabilités de chacun à tous les niveaux de la hiérarchie ?

    Pavé

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